Travail des enfants : tant d’années gâchées sans formation !
Un enfant sur six dans le monde d’aujourd’hui est contraint de travailler, une question complexe qui défie toute solution simple. L’approche de cette problématique par Terre des Hommes est guidée par l’intérêt supérieur de l’enfant et par le respect de ses droits tels qu’ils sont stipulés par la Convention relative aux droits de l’enfant.
Les enfants travaillent dans toutes sortes de secteurs et dans des conditions très variables. A une extrême, le travail permet d’améliorer les conditions de vie pour l’enfant et sa famille, tout en lui laissant le temps d’avoir une scolarité adéquate, des moments de repos et de récréation. A l’autre extrême, on trouve le travail destructeur et l’exploitation. En réalité, la plupart du travail des mineurs se situe dans une zone « grise » et entre ces deux extrêmes.
Les enfants qui travaillent dans des conditions précaires et qui sont victimes d’exploitation n’ont aucune chance de vivre une enfance normale, de recevoir une éducation et d’améliorer leur quotidien. Aujourd’hui 8,4 millions d’enfants de par le monde sont victimes d’esclavage, de trafic, de servitude pour dettes, de prostitution, de pornographie et d’autres activités illégales.
Le travail des enfants a lieu dans différents types d’entreprises et dans de nombreuses parties du monde. La grande majorité des enfants, cependant, effectuent un travail agricole où ils peuvent être exposés à la manipulation de substances chimiques et à l’utilisation de machines dangereuses. D’autres, livrés à eux-mêmes, vivent dans la rue et doivent travailler pour survivre. Parfois les enfants travaillent comme domestiques ou dans des usines (données fournies par le BIT). La plupart des fillettes sont employées comme domestiques. Ces enfants n’ont pas de contrat de travail et sont, par conséquent, à la merci de leur employeur. Ils reçoivent le plus souvent peu ou pas de rémunération, doivent exécuter des tâches physiques très contraignantes, sont mal nourris et ne reçoivent pas de soins médicaux.
Les enfants travaillent pour leur propre survie et celle de leur famille. Ainsi même si le travail des mineurs est déclaré illégal, il persiste dans le silence et l’indifférence.
Terre des Hommes s’adapte à la situation individuelle de chaque enfant et de chaque communauté et agit en fonction de leur intérêt, à travers des projets qui, d’une part, protègent les enfants contre les pires formes de travail et, d’autre part, offrent des solutions de réhabilitation et de prise en charge pour ceux qui n’ont pas pu être protégés suffisamment tôt. Terre des Hommes offre également un soutien et une éducation aux enfants qui sont obligés de travailler en absence de toute autre alternative, et elle les soutient de sorte que leur voix soit entendue et que leurs conditions de vie se voient améliorées.
Sur le plan de l’information, Terre des Hommes mène des campagnes de sensibilisation sur l’exploitation des enfants et les pires formes de travail dont ils sont victimes, et elle informe les enfants sur leurs droits et comment les faire appliquer dans la réalité.

Some of our projects to combat the exploitation of child labour
(ces textes sont disponibles en anglais uniquement )
Egypt: Supporting Working Children
The year 2011 in Egypt was marked by revolutionary movements
that culminated in the resignation of President Mubarak, and the start of a democratic transitional period. In Damietta, on the Mediterranean coast, and in Assiout, in the middle of the country, Terre des Hommes (Foundation-Lausanne, Switzerland) continued its work to protect 6’000 child labourers, by offering them the opportunity to return to the educational system through schooling and remedial classes. Terre des Hommes also improved their working environment, and educated their employers about arranging better working hours.
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